
je me sens comme cette fortresse que le temps et les végétaux acides ont rongée, le vide s'installle, les pierres chutent les une après les autres, je ne construis rien, je laisse la lente usure ouvrir les brèches .. L'assaillant peut entrer par d 'innombrables issues. La nature n'a ce matin aucune magie, pourtant les sommets enneigés, l'aube claire... la nuit fut si longue... Il faudrait sortir et dénouer la dramatisation. Les heures passent, depuis dix jours les heures passent et je fais seulement semblant de sourire. Seuls les moments avec José, mes amis très chers furent des échappées, tout le reste ne fut que comédie épuisante....un livre m'a tenue dans l'obscurité,
"un goût amer et sucré comme le silence" de Ferrari," auteure "corse... des nouvelles.. on ne pouvait mieux choisir , vu le titre...