Dimanche, migraine. Ça sent les fruits cuits lentement dans le thé, l’anis étoilé. Les chats dorment en rond autour de moi. C’est pas très rock’n’ roll comme image, plutôt jour d’automne de mémé. Je peste et enrage et vais partir allumer la douleur dans la campagne. Puis ciné « XXY »… puisque la vie en Italie semble compromise par des tas de résistances purement matérielles, tentons le rapprochement. L’idée de Bastia (Nice ne se peut, pas assez de points ) germe dans mon esprit. L’île encore mais sur l’autre versant, ça me semble une expérience…J’ai toujours aimé cette ville, plus génoise (c’est malin, tiens, je ne connais même pas gênes ! oui , certes ,mais j’ai bien traîné en Ligurie quand même, de Portofino à San Remo…). Et puis je ne peux pas rester, je ne suis pas quelqu’un qui reste, j’ai besoin que ça bouge, que ça change… encore des valses de cartons et des allègements (c’est pas dit que je l’aie !) mais la côte à trois pas et plus de déception quand l’emploi du temps avec des we blindés (vendredi 5h/ lundi 8h au cas où j’aurais des envies de partir !). Le bateau sera LA. Je n’aurais qu ‘à monter et tout de suite mon pays et la route allégée… l’impression d’être plus près, c’est décidé je demande BASTIA. Mes amis d’ici seront à trois pas, ceux d’ailleurs toujours lointains. La solitude ne freine jamais mes élans. Jamais. Depuis 8 ans dans un lycée, c’est comme si je venais d’arriver, je ne laisse aucun confort (comme si les conforts me retenaient, je crois plutôt que je les fuis, méthodiquement), je ne laisse rien…j’ai besoin de ces perspectives, de changements. JE VEUX VIVRE SUR L’AUTRE RIVE. Et déjà mon impatience.