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12 novembre 2007 1 12 /11 /novembre /2007 13:33

Oui, c’est moi dans la bulle, à la surface du papier glacé. Votre main passe sur le livre, caresse le mirage, et ne dérange rien. Je suis dans la couleur du jour ; une aube imperceptible, ou bien peut-être un soir ; dans cette nuance idéale des premières pages : le rose informulé, tremblant, de tout ce qui commence, et d’avance le bleu voilé d’une mélancolie légère –il est toujours très tard dans le premier matin du monde. Mais vous avez tourné la page, écarté doucement le rideau froid de l’apparence, et je vais naître au monde ; il suffit d’un regard.

Je suis bien dans ma bulle. Bien ? Le mot résonne étrangement sur les parois de ma planète ; il est monté de votre terre en ondes chaudes, c’est vous qui l’avez suggéré. Enfin vous êtes au bord de me parler. Moi depuis si longtemps je vous regarde, à travers le grand voile. J’attendais. Je préparais en moi la douceur infinie de votre geste. Vous écartez le voile, et je suis presque là. Je vous connais. Vos rêves en mouvement, vos peurs, vos espérances, à l’ombre effrayante et magique de cet élan qui vous possède, et que vous appelez le temps. Je devine un peu son pouvoir, mais je ne recevrai jamais de lui la vie, la mort, le fil inexorable d’un destin. Effleurer seulement son bonheur, sa blessure ; voilà sans doute mon désir secret. delerm

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12 novembre 2007 1 12 /11 /novembre /2007 06:31
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12 novembre 2007 1 12 /11 /novembre /2007 06:30

 

 

 

 

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11 novembre 2007 7 11 /11 /novembre /2007 15:49

 

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11 novembre 2007 7 11 /11 /novembre /2007 10:26

Dimanche, migraine. Ça sent les fruits cuits lentement dans le thé, l’anis étoilé. Les chats dorment en rond autour de moi. C’est pas très rock’n’ roll comme image, plutôt jour d’automne de mémé. Je peste et enrage et vais partir allumer la douleur dans la campagne. Puis ciné « XXY »… puisque la vie en Italie semble compromise  par des tas de résistances purement matérielles, tentons le rapprochement. L’idée  de Bastia (Nice ne se peut, pas assez de points ) germe dans mon esprit. L’île encore mais sur l’autre versant, ça me semble une expérience…J’ai toujours aimé cette ville, plus génoise (c’est malin, tiens, je ne connais même pas gênes ! oui , certes ,mais j’ai bien traîné en Ligurie quand même, de Portofino à San Remo…). Et puis je ne peux pas rester, je ne suis pas quelqu’un qui reste, j’ai besoin que ça bouge, que ça change… encore des valses de cartons et des allègements (c’est pas dit que je l’aie !) mais la côte à trois pas et plus de déception quand l’emploi du temps avec des we blindés (vendredi 5h/ lundi 8h au cas où j’aurais des envies de partir !). Le bateau sera LA. Je n’aurais qu ‘à monter et tout de suite mon pays et la route allégée… l’impression d’être plus près, c’est décidé je demande BASTIA. Mes amis d’ici seront à trois pas, ceux d’ailleurs toujours lointains. La solitude ne freine jamais mes élans. Jamais. Depuis 8 ans dans un lycée, c’est comme si je venais d’arriver, je ne laisse aucun confort (comme si les conforts me retenaient, je crois plutôt que je les fuis, méthodiquement), je ne laisse rien…j’ai besoin de ces perspectives, de changements. JE VEUX VIVRE SUR L’AUTRE RIVE. Et déjà mon impatience.

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11 novembre 2007 7 11 /11 /novembre /2007 09:40


Voi non venite qui a cantare una nota qualunque. Voi venite qui a cantare la vostra nota, Non è una cosa da niente: è una cosa bellissima. Avere una nota, dico:una nota tutta per sé. Riconoscerla, fra mille e portarsela dietro, dentro, e addosso. Potete anche non crederci ma io vi dico che lei respira quando voi respirate, vi aspetta quando dormite, vi segue dovunque andiate e giuro non vi mollerà fino a che non vi deciderete a crepare, e allora creperà con voi. Potete anche fare finta di niente, potete venire qui e dirmi, caro Pekisch mi spiace ma non credo di avere proprio nessuna nota dentro, e andarvene, semplicemente andarvene... ma la verità è che quella nota c’é... c’é ma voi non la volete ascoltare. E questo è idiota, è un capolavoro di idiozia, davvero, un'idiozia da rimanere di stucco. Uno ha una nota, che è sua, e se la lascia marcire dentro.,. no... statemi a sentire... anche se la vita fa un rumore d'inferno affilatevi le orecchie fino a quando arriverete a sentirla e allora tenetevela stretta, non lasciatela scappare più. Portatela con voi, ripetetevela quando lavorate, cantatevela nella testa, lasciate che vi suoni nelle orecchie, e sotto la lingua e nella punta delle dita. E magari anche nei piedi, sì, così chissà che non riusciate ad arrivare una volta puntuali, che non è possibile iniziare sempre con mezz'ora di ritardo, ogni venerdì, in ritardo, lo dico anche per lei, signor Potter, anzi soprattutto per lei, con tutto il rispetto, ma non ho mai visto entrare il suo sol da quella porta prima delle 8 e mezzo, mai, mi possono essere testimoni tutti: mai.

"Castelli di rabbia" A. Baricco

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11 novembre 2007 7 11 /11 /novembre /2007 09:21

Alla locanda Almayer ci potevi arrivare a piedi, scendendo il sentiero che veniva dalla cappella di Saint Amand, ma anche in carrozza, per la strada di Quartel, o su una chiatta, scendendo il fiume. Il professor Bartleboom ci arrivò per caso.
- Questa è la Locanda della Pace?
- No.
- L'Albergo della Posta?
- No.
- L'Aringa Reale?
- No.
- Bene. C'è una stanza?
- Sì.
- La prendo.
Il librone con le firme degli ospiti aspettava aperto su un leggìo di legno. Un letto di carta appena rifatto che aspettava i sogni di nomi altrui. La penna del professore si infilò voluttuosamente tra le lenzuola.

Ismael Adelante Ismael prof. Bartleboom

Con svolazzi e tutto. Una cosa ben fatta.
- Il primo Ismael è mio padre, il secondo è mio nonno.
- E quello?
- Adelante?
- No, non quello lì... questo.
- Prof.?
- Eh.
- Professore, no? vuol dire
professore.
- Che nome scemo.
- Non è un nome... io
sono professore, insegno, capite? Io vado per strada e la gente mi dice Buongiorno professor Bartleboom, Buonasera professor Bartleboom, ma non è un nome, è quello che faccio, insegno...
- Non è un nome.
- No.
- Va be'. Io mi chiamo Dira.
- Dira.
- Sì. Vado per la strada e la gente mi dice Buongiorno Dira, Buonanotte Dira, Sei bella oggi Dira, Che bel vestito che hai Dira, Hai mica visto Bartleboom per caso, no, è nella sua stanza, primo piano, l'ultima in fondo al corridoio, questi sono gli asciugamani, tenete, si vede il mare, spero non vi dia fastidio.
Il professor Bartleboom - da quel momento semplicemente Bartleboom - prese gli asciugamani.
- Signorina Dira...
- Sì?
- Posso permettermi una domanda?
- Sarebbe?
- Ma voi quanti anni avete?
- Dieci.
- Ah, ecco.
Bartleboom - da poco ex professor Bartleboom - prese le valigie e si incamminò verso le scale.
- Bartleboom...
- Sì?
- Non si chiede l'età alle signorine.
- E' vero, scusate.
- Primo piano, l'ultima in fondo al corridoio.               BARICCO

 

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11 novembre 2007 7 11 /11 /novembre /2007 08:45

http://www.homelidays.com/capannori-petrognano/maison-villa113037fr1.htm

 

 

 

 

 

 

 

Symbole de sécurité physique et de sécurité de l'âme, la maison image un refuge temporaire. Refus de l'apathie, refus de l'adversité, la maison évoque une prise de position contre la souveraineté et le monde étranger.

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11 novembre 2007 7 11 /11 /novembre /2007 08:21

Sa fête du 11 novembre faisait date et donne lieu encore à des réjouissances : manger l’oie, déguster le vin nouveau, allumer le feu de la saint Martin, se réjouir de l’été de la saint Martin avec de nouvelles fleurs sur les arbres à cette occasion se pratiquent dans toute l'Europe.

Il est le patron des voyageurs, des vignerons, des aubergistes…

Premiers froids, les écharpes ramenées autour de soi, les feuilles en agonie flamboyante, je déteste l'hiver qui s'avance. Se recroqueviller, se terrer dans sa tanière aux nuits précoces... bien sûr les livres et les bougies, les lumières des fêtes, les chocolats en terrasses, brulés d'un côté, gelés de l'autre, les conversations au coin d'une flamme... les couettes plumeuses et les cinemas.. les films vus hier étaient noirs, sans une lueur... beaux pourtant mais qui accablent plus qu'ils ne font rêver. Je préfère le cynisme des films italiens, vérités plus déguisées sous des sourires amers... Là on ne sourit jamais... c'est sans doute mon regard. l'été de la Saint-Martin a quand même le goût de la fin de quelque chose. faudra-t-il attendre le printemps pour renaître?

http://www.fluctuat.net/3731-Madeinusa-Claudia-Llosa, beaux paysages et rites religieux à faire frémir, la vierge et la putain, c'est ça, sur fond d'inceste... uffa, c'est dur quand on sait que.. c'est vrai!

http://www.cinefil.com/film/bolivia Buenos Aires, rêves brisés
Buenos Aires. Freddy a quitté sa Bolivie natale dans l’espoir de trouver un travail et de faire vivre sa famille. Il décroche un emploi de cuisinier dans un petit café fréquenté par des habitués. Il sympathise avec la serveuse, Rosa. Mais le quotidien dans la capitale argentine reste difficile. Sa femme et ses filles, restées au pays, lui manquent. En situation irrégulière, sans permis de séjour, il doit se méfier des contrôles de police. Surtout, il est victime du racisme des Argentins, qui l’accusent de leur voler leur travail. Pendant ce temps, la tension monte dans le petit café…pas franchement plus joyeux.

Ce n'est pas que j'aime la franche comédie (ce serait même plutôt le contraire) mais vraiment en ce moment j'ai vraiment envie de cinema de fictions, des histoires qu'on me raconterait. Et je tombe sur des documentaires cruels...ma foi...

 


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11 novembre 2007 7 11 /11 /novembre /2007 08:04

11 Novembre : St Martin

Si le brouillard entoure Saint Martin, l'hiver passe tout bénin
Si le vent du Sud souffle pour la Saint-Martin, l'hiver ne sera pas coquin
la Saint-Martin, manchons aux bras et gants aux mains, L'hiver est en chemin,
Bel été de la Saint-Martin, Présage un hiver certain.
A la Saint-Martin, Une éphémère chaleur revient.
L'été de la Saint-Martin, Dure trois jours et un brin.

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