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11 mars 2008 2 11 /03 /mars /2008 22:26
P1030035.JPG« Qu’est-ce que c’est, votre problème ? ai-je demandé.

Elle n’a pas paru surprise par ma question, je crois même qu’elle l’attendait, qu’elle avait envie de l’entendre, sonore, portée par une voix d’homme. Qu’elle commençait à avoir envie de se plier à quelque chose.

Comme j’accumule, m’a-t-elle expliqué, comment dire. Voilà que je ne trouve plus mes mots, que je recommence. (Elle mettait sa main devant sa bouche, comme pour recueillir les mots en question, telles des arêtes.) Mon bagage augmente. Dans la vie. C’est de plus en plus lourd. Je m’alourdis. Comme mon sac. C’est comme si j’avais du mal à me déplacer. D’où ce besoin de reprendre le train, peut-être. Mais je me force. Je me sens chargée. Je suis fatiguée, Franck.

Ne pleurez pas, ai-je dit. N’allez pas vous mettre à pleurer, je suis là. Je ne me sens pas lourd, moi. C’est tout le contraire. Je m’allège. Je perds tout, depuis longtemps. Je me déleste. Je désapprends. Et à force que rien ne se passe, c’est comme si chaque fois tout devenait possible. La souffrance est tellement derrière moi, toujours, que je n’arrive plus à l’imaginer. Même quand elle est là, qu’elle revient, c’est comme si c’était un passage. Je vois devant. Loin. J’avance comme sur un nuage et je ne tombe pas parce que je me sens léger au-dessus du malheur, je le domine, le malheur, c’est lui qui tombe. C’est mes cailloux à moi, le malheur. Mais c’est comme si je repassais par le même chemin. Mon cœur est douloureux et vide et ouvert. J’ai plein de place, je me sens léger.

Elle regardé ses genoux. Moi aussi. » oster

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11 mars 2008 2 11 /03 /mars /2008 22:03
undefinedUno
Misia Mistrani l'ho conosciuta il 12 febbraio del 1978. Al mattino mi ero laureato in storia antica, con una tesi sulla Quarta Crociata che aveva provocato una quasi-rissa con la commissione per come mi era venuta polemica e coinvolta, dopo di che ero stato liquidato con 110 senza lode, anche se avevo lavorato un anno e scritto duecentocinquanta pagine abbastanza appassionate e documentate. Il presidente mi aveva detto nella sua voce monocroma "La Storia è prospettiva. Non si può parlare di eventi di sette secoli fa come se fossero successi l'altro ieri e lei ci fosse stato in mezzo. Le mancano totalmente il distacco e l'equilibrio, la capacità di una valutazione a mente fredda". Non aveva torto, su questo: mi sembrava che non mi bastassero le scorte di indignazione e di rabbia e di paura e di parzialità per tornare indietro nel tempo, altro che distacco.
Anche il mio migliore amico Marco Traversi solo poche settimane prima aveva avuto una discussione furiosa per la sua tesi su Cristoforo Colombo e la distruzione delle Americhe, ma invece di retrocedere sotto l'onda di stizza della commissione aveva finito per mandare al diavolo tutti, rinunciare a laurearsi. Mi intristiva essere stato molto meno fermo di lui al momento buono, avere preferito portarmi a casa il diploma come un bravo ragazzo un po' ingenuo e impulsivo, fare contente mia madre e mia nonna invece di difendere a oltranza quello che pensavo. Così la sera della laurea non avevo telefonato a Marco come avrei voluto, e per non restare a casa a deprimermi ero andato da solo in un posto che adesso è diventato un finto pub inglese ma allora era una finta cantina sudamericana piena di fumo e musica e calore e umidità corporea che si condensava sui soffitti bassi e gocciolava sopra le teste delle persone che parlavano e bevevano e ballavano sul pavimento di cemento grezzo. Ero vicino a un gruppetto di tipi secchi e freddi che conoscevo appena, bevevo birra con le spalle al muro nel ritmo ripetitivo della musica salsa che quasi sfondava gli altoparlanti di cattiva qualità, e avevo visto arrivare questa incredibile ragazza bionda con un gruppo di amici che andavano a sedersi a un tavolo ancora mezzo libero, in una sovrapposizione di gesti e sguardi.
Non c'erano molte possibilità di non notarla, anche nella densità estrema dell'aria e nel rumore grattato e martellato ai timpani: aveva quest'aria luminosa, questa naturalezza leggera, questo profilo teso e intelligente quando si girava verso qualcuno dei suoi amici per ascoltare o dire qualcosa o sorridere in un modo così non-affatturato da farmi quasi male al cuore. La sua luce speciale sembrava trasmettersi come un fenomeno elettrico alle persone che le stavano intorno, attraversava lo spazio pieno di gente fino a me che la guardavo a occhiate intermittenti dalla parete opposta; e c'erano altri sguardi nella ressa confusa, non facevano che accentuare il mio senso di mancanza e bisogno, consapevolezza

raconté mille fois cet épisode: je me suis trouvée, de plein fouet , dans le narrateur de ce roman. Des amis , très chers, m'ont reconnue aussi sans que je ne dise rien... dans le rôle de Misia... elle est dingue! elle ne me ressemble pas (elle est mille fois mieux!). perplexité....
Manue le découvre, ce livre fut pour moi, à l'époque, un choc.
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11 mars 2008 2 11 /03 /mars /2008 21:53
j'écris à quelqu'un, concentrée,la pluie ruissèle, bruit qui tictac la vitre, la nuit m'entoure, me cajole, je suis seule dans l'écriture, la chat roucoule et s'installe contre mon dos...la lampe se fait tendre.. puis comme d'un long songe, d'un frisson, me laisse rattraper par les heures, le soir, la soif, l'envie de m'installer mieux, le dos est douloureux, j'avais oublié mon corps même, curieusement....la radio chante ,cette chanson... me surprend comme une évidence, de la nostalgie.. j'aimais charlélie, sa complainte... je m'y retrouve, des tas d'années après... maintenant c'est Nina hagen (pas sûre de l'orthographe) que j'adorais aussi.. l'émission" sur la route" s'échève sur une publicité, le chat se tord, quémande des doigts calins, je m'exécute devant ses mines .. la nuit s'infiltre, le froid, je vais partir lire, retrouver cette autre évasion...
Comme un avion sans aile,
j'ai chanté toute la nuit,
j'ai chanté pour celle,undefined
qui m'a pas cru toute la nuit

Même si j'peux pas m'envoler,
j'irai jusqu'au bout,
oh oui, je veux jouer
même sans les atouts.

Tu fais semblant de regarder ailleurs,
tu dis même que j'te fais peur,
pourtant tu sais j'tiens plus d'bout,
aussi crevé qu'un danseur.

Oh, il fait lourd, grande, grande nuit blanche
grande grande nuit d'orage,
le tonnerre gronde
mais y a pas d'éclair

Ecoute la voix du vent
qui glisse, glisse sous la porte,
écoute on va changer de lit, changer d'amour
changer de vie, changer de jour

Et même, même si tu fais plus rien,
tu vois moi j'aboierai encore...
mais tu t'endors sous mon piano,
quand je joue faux

Oh libellule,
toi, t'as les ailes fragiles,
moi, moi j'ai les ailes fragiles,
moi, moi j'ai la carlingue froissée
mais j'ai chanté toute la nuit.
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11 mars 2008 2 11 /03 /mars /2008 20:08

P1010879-copie-1.JPGP1010886.JPGTaci. Su le soglie
del bosco non odo
parole che dici
umane; ma odo
parole più nuove
che parlano gocciole e foglie
lontane.
Ascolta. Piove
dalle nuvole sparse.
Piove su le tamerici
salmastre ed arse,
piove su i pini
scagliosi ed irti,
piove su i mirti
divini..
d'annunzio

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11 mars 2008 2 11 /03 /mars /2008 20:01
P1010884.JPG
Il pleut et il y a du vent et moi je ne rêve que de rivages et de départs et de 
folies diverses.Le diable au corps, le corps en fête .. stries des plages lagunaires de Grado, toujours...envie d'y retourner, le dimanche sur la grève, à l'heure des libations, mes pas dans les rayures, avec cette pensée insolite: j'explore le fond, les plis sous marins, les lieux inondés à d'autres heures, ce monde de vasques, de vases et cette odeur forte, iode à plein nez, courses brutales vers les vagues au loin pour arrêter ses pas devant l'immensité.
En face l'istrie. En face, la mer verte.
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11 mars 2008 2 11 /03 /mars /2008 19:49
P1010867.JPGP1010868.JPGP1010869.JPGP1010870.JPGP1010872.JPGP1010866.JPG
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11 mars 2008 2 11 /03 /mars /2008 07:03

P1030053.JPGC'est le tango des promenades
Deux par seul sous les arcades
Cernés de corbeaux et d'alcades
Qui nous protégeaient des pourquoi
C'est le tango de la pluie sur la cour
Le miroir d'une flaque sans amour
Qui m'a fait comprendre un beau jour
Que je ne serais pas Vasco de Gama
Mais c'est le tango du temps béni
Où pour un baiser trop petit
Dans la clairière d'un jeudi

BREL

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10 mars 2008 1 10 /03 /mars /2008 22:15
«Le plaisir est décevant, les possibilités jamais.»
[ Sören Kierkegaard ]
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10 mars 2008 1 10 /03 /mars /2008 14:51
P1020994-copie-1.JPG
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10 mars 2008 1 10 /03 /mars /2008 14:38
P1030023.JPGP1030024.JPGP1030025.JPGP1030023.JPG
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