Mercredi 19 mars 2008
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mê
me quand je ne bosse pas je cours, la saison invite aux balades dans le maquis, le corps réclame l'effort, le grand air et les bras nus, enfin...les premières
fleurs, les senteurs enivrantes.. les copines et les rires entre les pierres... puis ce festival de cinéma, les problèmes techniques qui laissent sur la faim... sans la fin justement.. le monde des
images, délaissé par manque de possibilités -il n'y a plus de ciné à ajaccio, du moins plus qui méritent vraiment le nom... de rares films à succès , affiches inchangées, l'Amérique sur les écrans-
alors on se précipite tous pour les festivals de qualité; files d'attente interminables, salle bondée, bénévoles attendrissants d'énergie et cette plongée dans l'envers de la réalité. vertige et
joie retrouvée...
grand rangement aujourd'hui, bulletins et C°, je pars ce we à Paris, et prépare les vacances , location d'une maison en toscane, beaucoup plus bas que d'habitude ( la classe, hein, de parler
"d'habitude ", mais pas l'air blasé, mais pas d'air supérieur; je tente du mieux que je peux, de me faire plaisir, pourquoi pas? le plaisir immédiat, que décriait Rudi comme si je disais une
insanité...
ouais l'amour comme idée de "sacrifice", le partage comme effort, j'y arrive pas, je sais bien pourtant...
Deviendrai-je particulièrement rebelle à l'idée même de couple? je le crains, sauvage de plus en plus affirmée, vilaine, solitaire dans tous les choix...
mais Paris pour retrouver Bruno,mais la Toscane pour errer dans la beauté, le coeur libre, sans poids et sans douleur....
insoluble, dirait Carole....