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29 février 2008 5 29 /02 /février /2008 19:59

Alabama Song - Gilles Leroy goncourt 2007

 

 

Ce livre est le récit d’une femme, à la première personne, entrecoupé de flash back, de retours sur image, alors qu’elle touche à la fin de sa vie, internée, brinquebalée de cliniques psychiatriques de luxe en hôpitaux plus ou moins sinistres. Cette femme se prénomme Zelda, Zelda Sayre de son nom de jeune fille, Fitzgerald de par son mariage. Oui, il s’agit bien de Zelda, la femme mythique, tant par sa beauté que par sa vie tumultueuse, ses éclats, ses souffrances. Elle fut la femme du plus grand romancier de son pays, et pourquoi pas de son époque, elle le clame, elle en est fière, jusqu’à ce que petit à petit, le rêve se brise, vole en éclats, sa jolie tête prise en otage, survoltée d’électrochocs, assommée par les barbituriques.
Mais qui était Zelda, la princesse d’Alabama, la fille du Juge, la romancière flouée, réduite à néant par son génie de mari ?
L’histoire est amère, triste et désespérée comme dans la chanson… « Alabama Song »…
Vous en souvenez-vous ? Elle fut interprétée par The Doors, mais créée par Kurt Weill et Bertolt Brechten en 1927. 1927, c'est justement trois ans après que Zelda soit tombée folle amoureuse, pour la première et seule fois de sa vie, , de son bel aviateur, Jozan, l’antithèse, l’opposé de Goofo.




La suite, Zelda la passe, à oublier, à tenter de survivre et d’écrire, parce que oui, hurle-t-elle, croit-elle au plus profond d'elle-même, et peu importe que cela soit juste ou non :
« La vérité c'est qu'il m'a volé mon art et persuadée que je n'en avais aucun. Que voulez-vous que je ressente. Piégée, abusée, dépossédée corps et âme, c'est ainsi que je me vis. Cela ne s'appelle pas être »

Scott est à l’arrière plan, toujours, et il est détestable, arriviste, influençable, servile et violent. Et homosexuel?
 Ce livre est un roman. Gilles Leroy le souligne, « Alabama Song est une œuvre de fiction ». … 
j'avais commencé ce livre, quelques pages et déjà je n'avais de cesse de la finir. Rituel. Lumières, couette, j'enfonçais mon corps dans le bien-être, pour n'être que concentration. Et hop, je n'ai éteint qu'une fois fini.. je suis restée  ensuite un moment les yeux ouverts sur le silence. L'âme en feu. Je pensais à cette autre Camille 5claudel, évidemment), à Juette qui me poursuit même si elle lui ressemble bien peu, des destins de femmes, fortes, folles, sous l'emprise de puissances qui les dépassent, l'artiste, Dieu, une forme de liberté très particulière....les rêves qui ont suivi furent hantés de visages "d'hommes de ma vie", très importants, présents , passés... la littérature qui ouvre en nous des portes inconnues, des corridors de pierre, des allées fertiles, des greniers d'odeurs...ce matin les lignes gravées sur ma joue étaient celles du livre encore.. touchée!

Extrait Alabama Song (1927)
Well, show me the way
To the next whisky bar
Oh, don't ask why
Oh, don't ask why

Show me the way
To the next whisky bar
Oh, don't ask why
Oh, don't ask why

For if we don't find
The next whisky bar
I tell you we must die
I tell you we must die
I tell you, I tell you
I tell you we must die

Oh, moon of Alabama
We now must say goodbye
We've lost our good old mama
And must have whisky,
oh, you know why



 

 

 

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Published by flo
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